Vulgarisateur avant tout
Sans jargon. Sans complexité inutile. Parce que comprendre est la première étape vers l’action.
La compétence qu’on me reconnaît le plus souvent n’est pas technique. C’est la capacité à expliquer.
Je crois que le jargon technique sert rarement à préciser. Il sert le plus souvent à protéger celui qui parle — à maintenir une distance qui le rend indispensable. C’est une stratégie efficace à court terme et désastreuse pour l’organisation qui la subit.
Traduire, tous les jours
- Azure à un directeur général qui doit approuver le budget
- La cybersécurité à un conseil municipal composé de citoyens élus
- L’intelligence artificielle à une PME qui se demande par où commencer
- La Loi 25 à un organisme communautaire qui n’a pas de service juridique
- La gouvernance à un conseil d’administration bénévole
- Les risques numériques à des entrepreneurs qui n’ont pas de temps à perdre
Si mon interlocuteur ne comprend pas, ce n’est pas lui qui a un problème. C’est moi qui n’ai pas fini mon travail.
Comment je m’y prends
Partir de la décision, pas de la technologie
Un dirigeant n’a pas besoin de comprendre comment fonctionne un jeton d’authentification. Il a besoin de savoir ce qui arrive s’il n’en met pas en place, et ce que ça coûte de le faire.
Montrer plutôt que décrire
Une démonstration de dix minutes marque davantage qu’une formation annuelle de deux heures. Les gens retiennent ce qu’ils ont vu se produire.
Nommer l’enjeu réel
Derrière presque toute question technique se cache une question de risque, de coût ou de temps. C’est celle-là qu’il faut traiter d’abord.
Accepter la question naïve
Une salle qui n’ose plus poser de questions est une salle qui a décroché. Je préfère qu’on m’interrompe.
Une question sur ce sujet ?
Décrivez le contexte en quelques lignes. Je réponds avec une proposition d’angle, pas avec une brochure.